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Notre réponse

Une tribune publiée le 7 mai 2016 dans le quotidien Le Monde a visiblement déboussolé un certain nombre d’internautes.
Les faits sont têtus, la propagande féroce... des réfutations qui vont à l’encontre des faits établis.

C’est exact, nous sommes étonnés des réactions à la tribune parue le 7 mai dernier dans le quotidien Le Monde. Le niveau de méconnaissance du fonctionnement de l’internet par ceux s’autoproclamant experts est étonnant même si des trolls bien connus et récurrents (voir ici) se chargent de mettre du charbon dans la soute à chaque occasion. Comment en effet ne pas connaître le DNS de Google alors que l’annonce a été publiée en décembre 2009… oui, 2009 !!

Mettons au crédit de ceux qui n’étaient pas encore nés ou à un niveau expert à cette date de ne pas avoir suivi cette annonce mais, s’étonner qu’aucun site spécialisé et technique américain ne s’en fasse l’écho, là c’est grave. L’information fiable ne viendrait-elle que de sites américains ? Avant Snowden une grande majorité le pensait, Louis Pouzin mettant en garde contre la surveillance étasunienne dès 2003 lors du 1er Sommet du SMSI il se faisait attaquer de toutes parts... comme aujourd’hui.
C’est également faire injure à la contribution européenne que de sans cesse aller se référer auprès du grand frère ami (même avec Trump ?) lorsque l’on sait que le datagramme a été inventé en France par Louis Pouzin et le web au CERN, dans la partie française par un belge et un anglais.
Quant au côté sulfureux de Louis Pouzin, vous pouvez lire le portrait paru le 8 mai dernier pour vous assurer que rien n’a changé en France depuis la création du datagramme : quand on dérange la routine on se fait attaquer.

Donc, les serveurs de Google utilisent leur Racine depuis 2009 et sont performants. La navigation via les serveurs de Google nous emmène sur internet, là où se retrouvent toutes les racines, dans un joyeux mélange de n°IP : celle fermée de l’ICANN (monopole étasunien), celle de Google, d’OpenDNS, de Name Space qui a fait une procédure contre l’ICANN (ici) , d’Open-Root, de la Chine… que des utilisateurs de base soient étonnés de découvrir des annuaires parallèles, ok, mais des « experts » ? L’analogie avec le téléphone et les annuaires décentralisés suffit en général pour que des béotiens comprennent…
Donc, oui, Google utilise bien des serveurs racine, les siens.

Quant aux modifications de DNS par Chrome indiquées dans la tribune le fait est que le résultat n’est pas systématique. On constate que l’insertion d’un DNS Google (8.8.8.8 ou 8.8.4.4, etc.) chez l’utilisateur n’est pas systématique. Nous avons constaté 3 résultats possibles mais répétitifs : pas de modification, insertion d’une adresse Google, ou refus d’accès. Nous ne connaissons pas les causes de ces variantes qui pourraient être dues à un (ou une version de) navigateur, au système de l’utilisateur, etc.
Seul Free semble respecter le choix de l’internaute, les DNS ne seront pas modifiés à votre insu.
Les expériences menées à l’international confirme le côté erratique des réactions : à l’IUT à Genève pas de problème, au bout de la rue, au centre de conférences, vous devrez remodifier vos n° de DNS dans votre machine à chaque connexion. Les personnes qui s’étonnent de ce fait et affirment le contraire n’ont peut-être pas eu l’occasion de migrer avec des DNS issus d’une racine ouverte dans leur machine vers un autre FAI, une autre zone de connexion à l’occasion d’un déplacement… mais c’est une question récurrente du support client d’Open-Root.
Le reproche de partisanisme de certains nous refusant le droit de nous exprimer car œuvrant au sein d’Open-Root est amusant, des experts autoproclamés, des taiseux, critiquant des experts reconnus, des faiseux…
Restons modestes ! Inventer un nouveau modèle économique comme Open-Root ne signifie pas faire de la concurrence à Google. C’est au contraire un gage de sérieux de notre part car pour avoir réalisé un réseau de racine ouverte, en dehors de la racine de l’ICANN, (25 serveurs de noms répartis dans le monde) nous en connaissons les arcanes, nous y sommes confrontés journellement.
Et justement, le but de cette tribune n’était pas de parler d’Open-Root (qui fonctionne bien, merci).

Ah oui, également, les techniciens critiquant les propos tenus dans cette tribune ne savent visiblement pas qui est Louis Pouzin. Bon, en 2013, la veille de recevoir le QEPrize à Buckingham Palace, Mr Bortzmeyer s’étendait dans les réseaux sociaux en affirmant que Louis Pouzin n’avait pas inventé le datagramme , quand on est un troll tout est possible, plus c’est gros, plus ça passe, surtout quand on peut le faire au chaud dans son fauteuil de fonctionnaire.

Nous ne reviendrons pas plus avant sur les diktats de ce spécialiste... de l’invective. Louis Pouzin a concocté une réponse individuelle qui lui sera envoyée sur simple demande.

Louis Pouzin
Chantal Lebrument